Amazonie Le souffle indien
La terre est mère de toutes choses, elle partage la vie. La mère est terre, elle nourrit les humains qu’elle met au monde. La femme défriche, sème, cueille, pêche. Elle donne à la terre les graines et les pousses qui donneront le piment et la yuca. La femme demande à la terre les fruits qu’elle cueille là-haut, tout en haut des arbres infinis, comme celui de l’açaï où elle grimpe telle le singe. Pourtant, au fond de la forêt, sur le fleuve Mirití-Paraná, affluent d’un affluent de l’Amazone, les saisons ont changé, et perturbent les cycles de la nature…
Peuple Yuca
Depuis la nuit des temps, la «yuca brava» ou «yuca amarga» – sauvage ou amère – est l’aliment de prédilection des Indiens de la grande forêt. Une plante empoisonnée, apprivoisée, qui donne des plats et boissons variés. Ce manioc produit l’amidon, le tapioca, la farinia. Transformée en farinia, la yuca est condiment. Devenue casabe, elle peut voyager dans la forêt, car elle ne pourrit pas. Mais pour les femmes Matapi, il fait désormais trop chaud à la «chagra» – le jardin dans la forêt.
















